PROGRAMME DES OFFICIEUSES 2018


« Qui est d’une source autorisée, sans être officiel ni totalement garanti »

entrée libre sur réservation au 04 90 03 01 90

Lieu dédié à la création, à l’échange et la réflexion entre artistes et public, ARTÉPHILE vous invite à d’autres moments de partage : rencontres avec des auteurs, lectures de textes inédits, performances théâtrales et musicales, présentations et maquettes de projets…

DIMANCHE 15 JUILLET

14h00-le-15-test214h00 / Lecture du nouveau texte de Elsa Roseau : Zone, par la Cie M42
L’histoire de cet endroit d’enfance qu’on a toujours connu, fin août, début septembre, dans la chaleur écrase qui endort tout un peu. Il y a une frontière, discrète, un fil électrique, une haute tension – et lui, au bord – l’agent de sécurité. Et elle, qui brise la ronde lasse de l’été, et traverse, et revient, mais ne veut pas dire d’où.
Il y a le vertige qui se niche à l’envers des angoisses. Dans cet endroit du ventre où se noue l’appétit. De l’autre côté, c’est chez nous.

14h30 / Présentation-lecture de l’adaptation de Le jour d’avant de Sorj Chalandon par la compagnie Maskantête (création 2019)
Compagnie de théâtre contemporain populaire, la compagnie Maskantête s’est donnée pour mission de mettre le monde en forme(s) au travers de créations ambitieuses. Dans L’Année de Richard d’Angélica Liddell, elle propose un partage du plateau, lieu de la rencontre urgente et fertile de la poésie et de la politique.
« Venge-nous de la mine » avait écrit mon père.
Il s’agit encore de partager nos préoccupations poétiques et politiques. Il s’agit de faire résonner sur notre plateau transdisciplinaire les mots de Sorj Chalandon, ceux qui racontent les cicatrices qui deviennent tatouages protecteurs et les fidélités qui deviennent trahisons. Il s’agit de rendre les histoires d’hier visiblement vivantes et les paradoxes d’aujourd’hui joyeusement envisageables.

15h00-le-15-test115h00 / Projet / Le Garçon qui ne parlait plus – création 2019/2020 – Cie ONAVIO

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15h30-le-15-test15h30 / Performance / Eclipse – Conte de et par A.Iften
À l’aube de l’humanité, Asafuk, de la tribu des Hommes Debout, n’a qu’une peur : que le soleil ne revienne plus. Alors, à la tombée du jour, de sa voix hors du commun, « Celui qui parle au soleil » chante dans l’espoir de le retenir. Un jour, il rencontre une femme rejetée par sa tribu parce que trop singulière, une femme qui peint le monde sur les murs de sa grotte…et là, tout bascule…
Après avoir retracé l’exil de mes parents, questionné la transmission, c’est à travers la Préhistoire que se prolonge ma recherche sur la mémoire, sur ce qui nous construit, des circonstances à l’imaginaire, del’intimité des familles aux basculements de l’Histoire, jusqu’à la légende des origines !

16h-le-15-test216h00 / La Cie Les cris du nombril présente Iphigénie à Splott, de Gary Owen, (texte français de B. Pélissier et K. Rivière) mise en scène de Blandine Pélissier
Effie vit à Splott, un quartier de Cardiff touché par la paupérisation. Effie, c’est le genre de fille qu’on évite de regarder dans les yeux quand on la croise, qu’on se permet de juger l’air de rien, en croyant la connaître. Tous les lundis, elle se jette dans une spirale d’alcool, de drogue et de drames, et émerge au bout de 3 jours d’une gueule de bois pire que la mort pour mieux recommencer. Et puis, un soir, l’occasion lui est offerte d’être plus que ça.
Owen invente une Iphigénie d’aujourd’hui, combative, drôle et furieuse, pour parler des classes sociales les plus meurtries par les coupes claires dans les budgets de la santé.

16h30 / Jackie, Déchets de roman sonore / Performance Sébastien Bouhana, comédien, batteur et percussionniste. Extraits de Jackie de Frédéric Naud, publié aux éditions d’une, Paris 2018
« Jackie veut écrire sa vie pour toi.
Pour que tu comprennes Jackie.
Alors Jackie s’arrache le cœur pour toi.
Pour t’écrire sa vie avec son encre-sang sur les murs de ta vie.
Jackie a une vie de roman.
Alors Jackie écrit pour toi le roman de sa vie.
C’est tout. »
Le texte présenté ici est l’aboutissement de différentes versions écrites sur plus de trente ans et dont l’une a déjà été amenée sur scène sous le titre de Je, Jackie.

17h00 / Projet / Cie des passages – Mongol, de Karine Serres, avec Gaspard Liberelle – La question des discriminations et des harcèlements dans le cadre de l’école

17h30-le-15-test117h30 / Rencontre avec Valérie Mréjen , projection de ses courts-métrages Chamonix, Une noix et Quatrième
Valérie Mréjen, est romancière, plasticienne et vidéaste. Elle développe son travail à partir d’événements du quotidien, de détails cruels et burlesques de l’existence, de souvenirs, de lieux communs ou de malentendus. Ses œuvres ont été présentées régulièrement en France et à l’étranger.
Elle publie trois textes d’inspiration biographique chez Allia : Mon grand-père, suivi de L’Agrume et de Eau sauvage. Forêt noire et Troisième personne sont ses deux derniers romans chez P.O.L.
Elle réalise des courts-métrages et des documentaires. Son premier long métrage, En ville, fiction co-réalisée avec Bertrand Schefer, a été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs (Cannes, 2011)
Au théâtre, elle collabore avec Arthur Nauzyciel.

18h00-le-15-test118h00 / Etat frontière, texte de Christophe Tostain. Lecture avec les actrices et acteurs de la Cie du Phoenix
Il s’appelle Jeff, elle s’appelle Jane. Ils sont mariés depuis 15 ans. Jeff est journaliste de gauche sur une grande chaine de TV nationale. Chaque matin il explose l’audimat dans un duel qui l’oppose à toute la classe politique. Jane tue le temps dans leur grand pavillon de banlieue. Elle cherche comment écrire son deuxième roman. Un jour, un jeune africain perdu dans le camp de migrants qui a poussé de l’autre côté de la Grande Route, s’introduit chez eux…
Projet soutenu par la Fondation Ecart Pomaret. et par le Théâtre de Lisieux. Création 2019 de la Cie du Phoenix.

19h00-le-15-test219h00 / Les arpenteurs de l’invisible présentent leur future création : Fahrenheit 451
Les arpenteurs de l’invisible interrogent notre présent en transposant l’œuvre d’anticipation de Ray Bradbury Fahrenheit 451, dans un futur proche où les dérives d’aujourd’hui auraient triomphées. Ils interrogent notre rapport à l’autre en projetant cette œuvre dans une société soumise aux écrans, à l’hyper-connexion et à l’hypertrophie du moi. En jouant avec les codes de la science-fiction, ils posent de façon accessible et divertissante, les grandes questions philosophiques et politiques liées à la disruption en cours. A l’heure de la post-vérité, du narcissisme de masse, de l’anonymat, quelle place réservons-nous à l’autre ? L’art n’est-il pas cet espace où l’on peut prendre le temps de s’ouvrir à la sensibilité, à la connaissance de l’autre et donc à soi-même ?

20h00-le-15-test120h00 / Lecture / Pistou, récit d’adolescence de et par Amélie Chamoux, cie Le Pas de l’oiseau
Il y a ceux qui poussent tout droit car ils savent bien où se place leur soleil,
Il y a ceux qui poussent tordus, à force de se trémousser sur de la musique de sauvage,
Il y a ceux qui poussent sans même y penser, 2 cm par-ci 2cm par là,
et puis il y a ceux, comme Lulu, qui poussent la peur au ventre, à l’idée que les ronces étouffent leur croissance.
Alors quand les profs et son père lui pressent de choisir sa voix, avant de souffler ses 18 bougies, elle entre en hibernation. Mais « on a beau couper les fleurs, on n’arrête pas le printemps ».
Et dans le champ de Lulu, se dresse une grande table. Tout un monde s’invite pour lui réveiller les papilles : à commencer par Monsieur Gaudi, spécialiste en agriculture musicale, Mamie Jo et sa fameuse soupe au pistou, l’impétueux Lorenzo, et même Baudelaire ! Entre désespoir et fougue, Lulu cherche ce qui lui suscitera le plus d’appétit…

21h00-le-15-test121h00 / NAR6, performance poéticodiovisuelle de Christophe Tostain
C’est un acte poétique qui superpose du texte dit, de la texture sonore douce et rugueuse, et de l’image vidéo narcissique. L’ensemble propose au spectateur une expérience immersive qui peu à peu va se dissoudre, se disloquer, se distordre, subir une détérioration lente et progressive aussi bien visuelle, textuelle que sonore.

DIMANCHE 22 JUILLET

14h00-le-22-test114h00 / Lecture, rencontre avec l’auteure / Underground de Julie R’Bibo avec Clémentine Bernard – Cie La Karavane
« Est-ce que je trouverai quelque chose de toi si je marche de ce côté ?
Quelque chose de toi qui,
au bout du compte,
n’est et ne sera pas autre chose que quelque chose de moi-même.
La trace que tu as laissée.
L’idée de mes possibles.

Je ne savais pas
que le courage commence
avec la peur.
Je ne savais pas. ».

14h30 / Lecture, rencontre avec l’auteur / Le journal de Yann Reuzeau (suite indirecte de Chute d’une Nation)
Lumière est un journal dont l’intégrité et le professionalisme ne font pas débat. Mais le jour où l’extrême-droite gagne la Présidentielle, la rédaction sent le vent tourner : ils deviennent l’ennemi.
Le journal doit alors se battre pour préserver son éthique et sa détermination sans sombrer dans une guerre de tranchées contre le nouveau pouvoir.
Pendant ce temps-là, la rédaction accumule les enquêtes explosives.
Hassan suspecte un pays « ami » d’avoir tué un agent français; mais sa source est faible et il craint d’attiser les graves tensions entre les deux pays. Rebecca révèle le gigantesque espionnage industriel perpétré par un proche du nouveau Président. Anna comprend que l’entourage de ce dernier s’inquiète de son côté très belliqueux, insoupçonné jusqu’alors. Cyril infiltre lui un groupuscule écologique réfléchissant à une action violente. Pendant que Romain découvre que face à un pouvoir chaque jour plus autoritaire, un embryon de résistance envisage un Coup d’Etat.

15h00 / De terre de honte et de pardon de David Léon. Éditions Espaces 34. Lecture musicale avec David Léon, Éric Colonge & Roman-Karol Halftermeyer
De terre de honte et de pardon avance à la manière de psaumes. Le jeune David, enfant, revisite son histoire. Il redonne voix aux souvenirs d’une vie familiale marquée par la violence et par le deuil, et il évoque sa découverte des écritures, autant sacrées que profanes. Et un dialogue intime se tisse, imprégné des mythes bibliques comme des gestes les plus simples de la vie.

15h30-le-22-test115h30 / Comment écrire une (auto)biographie à succès, accessoirement on causera féminisme. Présentation d’une étape de travail de la nouvelle création d’Octogone
La conférence théâtrale de Maria Cristina Mastrangeli pourrait commencer comme ceci :
« Connaissez-vous Obélix ? Le personnage de Goscinny-Uderzo est tombé dans la marmite de potion magique quand il était petit. C’est pour ça qu’il n’a pas besoin d’en reprendre pour terrasser ses ennemis.
Dans mon rapport au féminisme, je suis comme Obélix, je suis tombée dans la marmite quand j’étais petite… »
Donner une vrai-fausse conférence sur l’écriture créative d’une autobiographie, faire semblant d’enseigner comment construire une success-story à l’américaine, faire rire, sourire, mais puiser chaque exemple dans le rapport particulier qu’elle entretient au féminisme.

16h15 / Rencontre / Souâd Belhaddad et ses textes: comment une double identité m’a menée vers l’universel.le… ? 

16h30-le-22-test116h30 / L’Homme semence de Violette Ailhaud, Editions Parole. Lecture de Juliette Baron sous le regard de Céline Clergé, Compagnie UMA (59)
En 1852, Violette Ailhaud est en âge de se marier quand son village des Basses-Alpes est brutalement privé de tous ses hommes par la répression qui suit le soulèvement républicain de décembre 1851. Deux ans passent dans un isolement total. Entre femmes, serment est fait que si un homme vient, il sera leur mari commun, afin que la vie continue dans le ventre de chacune.
« D’un côté, un livre culte. De l’autre, une comédienne à la présence remarquable. Au final une rencontre au verbe engagé. Juliette Baron livre une lecture ciselée, laissant une envie de se plonger encore et encore dans L’Homme Semence de Violaine Ailhaud ». Nord-Eclair 

17h30-le-22-test117h30 / Rencontre autour du spectacle Road Movie en HLM, Cie MaedesRosiers, qui ouvre la voie à d’autres voix de mamans-solos
A travers Road Movie en HLM, Cécile Dumoutier a réussi à renouer avec sa propre voie, celle de la scène. Plongée pendant 5 ans dans une solitude nocturne propre aux parents-solos, elle s’est mise à l’écoute de ce qui lui restait de plus précieux : ses rêves. A défaut de pouvoir sortir de chez soi, on peut toujours sortir de soi. C’est une liberté indéniable. Dès lors, elle a donné voix à son quotidien cousu de « tous ces petits rien du Grand Tout ». Le spectacle est né, le spectacle est joué & elle découvre que celui-ci est un support inouï pour libérer la parole de mères célibataires. Elle décide alors de mener des ateliers d’expression avec des femmes cheffes de famille : on y affronte ses peurs et on renoue avec les possibles…

18h00-le-22-test118h00 / Présentation, sélection de scènes-lecture, discussion. Avec sa prochaine création, Notre Sang, le Collectif Lilalune questionne notre rapport à l’accouchement aujourd’hui et à l’inattendu d’un tel évènement : que vivent réellement les femmes ? Que ressentent-elles comme violent ? Que garde le corps en mémoire ? Et qu’est-ce qui, psychiquement, affleure ?
Nathalie Matti a débuté sa recherche autour du thème de l’accouchement grâce à une enquête à la maternité Louis-Mourier à Colombes. En assistant aux consultations données par les sages-femmes, elle s’est immergée petit à petit dans le quotidien de la maternité et s’est nourrie du dialogue avec le personnel qui y travaille. A cette enquête vient se mêler la quête personnelle d’une jeune mère, la narratrice, qui, petit à petit reconstitue bribes de souvenirs et histoires reçues en héritage pour comprendre ce qu’elle a vécu à la naissance de son propre fils.
Ce texte est lauréat de la bourse d’aide à l’écriture de l’Association Beaumarchais-sacd (juin 2018).

20h00-le-22-test120h00 / Performance – Buffalo d’après le roman de F.Mayer. Ce n’est ni un concert ni une lecture, c’est une tuerie
Buffalo c’est la découverte d’un texte, « Tueur de bisons » de Frank Mayer, témoignage de ce vieil homme qui dit avoir participé à la guerre de Sécession, mais qui fut surtout connu comme l’un des derniers chasseurs de bisons. Récit étrange, de ce massacre sur lequel se crée une nation. Tout d’abord dans un but mercantile puis politique : conquérir l’indien, le rendre dépendant, le priver de ses ressources premières. En dix ans le bison avait disparu.
Buffalo c’est l’envie de faire entendre ces mots, de faire résonner toute leur arrogance en musique au rythme des grands espaces. C’est le choix d’un instrument : le dobro (guitare à résonateur), d’un musicien : Nicolas Gautreau, d’un comédien : Julien Defaye. Ensemble, ils s’emparent du texte original, le déconstruisent et le malmènent, jusqu’à ce que Buffalo fasse entendre ses gros sabots.

21h00-le-22-test121h00 / Concert – Augustine Hoffmann
Jeune auteure compositrice interprète de 22 ans à l’univers poétique, sensible, drôle et émouvant. Authentique, d’une grande sincérité, Augustine nous offre par sa lumineuse présence, sa voix enveloppante et sa guitare aux couleurs folk, un répertoire riche, vibrant reflet de nos âmes.

 


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