résidence de création

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du 1er au 11 novembre

AU CŒUR DES TÉNÈBRES

Un texte de Joseph CONRAD

Un acteur seul en scène nous raconte la remontée du fleuve Congo. Il nous laisse entrevoir les forêts profondes, l’arrivée des hommes blancs et leurs premières rencontres avec les peuples indigènes. Il nous ramène aux sources du racisme, qui se fonde toujours sur cette même conviction : les crimes commis contre les noirs ne sont pas réellement des crimes, car les hommes noirs ne sont pas des hommes.
« Survenaient par moments des murailles de roseaux,des toits en pointe, tout un village d’indigènes, qui trônait suspendu dans la brousse. C’était alors une explosion de hurlements, une foule de mains battantes, un tourbillon de membres noirs. C’étaient des pieds qui par centaines martelaient, des corps qui ondulaient, des pupilles effarées qui roulaient.

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On longeait très lentement les bords d’une noire, d’une incompréhensible frénésie. L’homme préhistorique nous maudissait-il, nous implorait-il, nous accueillait‑il ? Nous passions silencieux sous son village, glissant comme des fantômes sous le déchaînement terrible et frénétique d’une maison de fous. »

La Nouvelle Compagnie

Texte : Joseph Conrad | Mise en scène et interprétation : Eram Sobhani | Création lumière : Julien Kosellek | Création sonore : en cours | Régie générale : Clément Verbeke
Production : La nouvelle compagnie | Soutien : L’étoile du nord | En recherche de partenaires (résidences et co-production)